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Rencontre avec Yiğit Okur à NDS

Nous entrons dans la salle de spectacles parmi les premiers. Yiğit Okur est assis calmement sur la scène.

Les professeurs et les élèves responsables se hâtent ; l’entretien n’a pas encore commencé. L’écrivain dont nous avons lu les livres d’une traite se trouve maintenant en face de nous. Nous nous installons avec mille et une questions en tête, nos livres et nos feuilles de lecture à la main...

Nous avons rencontré à NDS le vendredi 13 novembre 2015 Yiğit Okur, auteur de nombreuses nouvelles et de nombreux romans lus avec plaisir. Pendant notre échange, qui s’est déroulé dans une atmosphère conviviale marquée de beaucoup d’éclats de rire, nous avons eu l’opportunité de poser les questions qui trottaient dans notre esprit et de mieux connaître notre écrivain. Nous le remercions pour les réponses sincères qu’il a apportées à nos interrogations sans fin, à nos « oui, mais pourquoi ?’ » qui suivaient presque chacune des questions.

La conversation a commencé lorsque Yiğit Okur nous a déclaré : « On dit que l’important n’est pas la réponse à la question mais comment celle-ci est posée ; mais aujourd’hui, posez-moi toutes les questions que vous avez à l’esprit. » Peut-être que ces propos nous ont encouragés et nous avons commencé nos questions.

Celles-ci étaient centrées sur le livre “Buralardan Geçerken” (En passant par ici), le livre de souvenirs où l’écrivain raconte ce qu’il a vécu dans sa vie de quatre-vingt ans, en commençant par le séisme d’Erzincan qu’il appelle ’’ma seconde naissance’’. A la question « Pourquoi ’’En passant par ici’’ ? », il a répondu dans son livre : « C’est par hasard, que moi, je passe par ici ; vivre, c’est l’épuisement des plaisirs emportés avant que nous n’ayons pu nous en assouvir en passant par ici, c’est-à-dire au cours de notre transformation. »

Lorsque nous lui demandons les conseils qu’il donnerait à ceux qui veulent écrire, il répond : « Ecrivez, commencez à écrire ! » Comme il l’indique dans son livre, il paraît que Yiğit Okur ne peut vivre sans écrire. Le fait qu’après 20 ans d’interruption, il se remette à la littérature, étreigne ses romans, en publiant presque une œuvre tous les ana, nous donne une idée de l’amour qu’il a pour la littérature et l’écriture.

On parle aussi un peu d’Istanbul, des années qu’il a passées au lycée de Galatasaray, du théâtre, du théâtre Cep et de Haldun Taner... Nous sommes curieux de savoir s’il garde toujours les mêmes sentiments envers Istanbul, qu’il dit tant aimer. Il répond : « Istanbul n’est plus, pour moi, que la ville où je vis. Moi, je n’ai plus de ville. »

Je lui demande s’il « regrette de ne pas avoir continué le théâtre », il répond « Absolument pas. Je ne sais pas si j’aurais été un bon comédien, on disait que j’avais du talent. Mais je ne l’ai jamais regretté. »

Il nous est impossible d’écrire toutes les questions que nous avons posées à Yiğit Okur et ses réponses, mais nous avons été très heureux de voir cet écrivain que nous aimons dans notre lycée. A la fin de notre conversation, Yiğit Okur a dédicacé nos livres et posé avec nous pour une photo-souvenir.

Nous espérons que cette longue conversation conviviale fut agréable aussi bien pour Yiğit Okur que pour les camarades qui y ont participé.

Aleyna Büyükşalvarcı et Eyşan Ateş (11A)

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