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BACH PLUCKED UNPLUCKED (Frappé Pincé)

21 avril 2016, 19:30

| Concert , Jazz , Musique baroque , Ouvert à tous

Edouard Ferlet, piano, compositions
Violaine Cochard, clavecin

BACH PLUCKED UNPLUCKED

Telle une ritournelle enfantine,BACH PLUCKED UNPLUCKED, est le sésame du vaste champ de liberté et de création où se rencontrent, entre piano et clavecin, entre les mots, entre les cordes, Édouard Ferlet et Violaine Cochard.
Le premier est pianiste de jazz et compositeur, familier de l’écriture improvisée ; la seconde claveciniste, rompue au répertoire baroque. Tous deux curieux de nature, riches du répertoire et de la culture liés à leurs claviers, épris des chemins buissonniers.
L’association rare de leurs instruments, cordes pincées et cordes frappées, leur a inspiré une une expérience musicale unique, où l’improvisation et la musique de Bach s’entremêlent aux aux compositions originales d’Édouard Ferlet.
Élaborée dans un dialogue complice où le jeu et le partage ont la part belle, cette invention à deux voix, mûrie à la fois dans l’intime conviction de chaque instrument et dans l’écoute de l’autre, ouvre sur un monde sonore inédit et fascinant.

PROGRAMME :

Edouard FERLET, piano, compositions

C’est vers l’âge de 20 ans, au terme de trois années passées à étudier la musique sous toutes ses formes dans le cadre du prestigieux Berklee College Of Music, qu’Edouard Ferlet, de retour en France, a véritablement commencé sa carrière de musicien professionnel. Partageant son temps entre des travaux de compositions et d’arrangement pour le monde de l’audiovisuel et sa vie de jeune pianiste de jazz multipliant les rencontres dans le Paris des clubs, Ferlet va très vite affiner son style encore sous influences américaines (McCoy Tyner, Kenny Kirkland, Richie Beirach) en laissant de plus en plus s’exprimer sa sensibilité européenne.

Si ses deux premiers albums en leader posent immédiatement les bases d’un univers personnel à la fois singulier et éclectique, c’est au sein du Trio Viret, créé en 1999 en collaboration avec le contrebassiste Jean-Philippe Viret, que Ferlet va libérer l’extrême originalité d’une voix mêlant lyrisme, raffinement formel et sens du swing. Tout en participant activement au développement d’une formation reconnue parmi les plus créatives de la scène jazz contemporaine (sept albums en 15 ans d’existence et une Victoire du Jazz en 2011 dans la catégorie « Meilleur groupe de l’année »), Ferlet, par souci d’indépendance artistique, va en 2005 fonder avec Mélisse sa propre structure de production discographique, d’édition musicale et de création de spectacle, et en faire le support privilégié de ses propres projets. Partageant son temps entre ses activités de producteur, de multiples collaborations dans des registres très divers (de Geoffrey Oryema à Julia Migenes) et le développement d’un univers musical personnel couvrant des territoires esthétiques toujours plus étendus et variés, Edouard Ferlet apparaît désormais comme l’un des acteurs majeurs de la scène jazz hexagonale.

Avec la parution en 2012 de son second album en solo « Think Bach », entièrement consacré à la musique de Jean-Sébastien Bach, amoureusement détournée, trafiquée, transfigurée, Edouard Ferlet a révélé encore une autre facette de son talent. Cet album a été distingué par Télérama (ƒƒƒƒ), sélectionné par France Musique et Jazz News Magazine. Dans la continuité de ce projet, il poursuit aujourd’hui son exploration des rapports entre musique baroque et improvisation en développant une collaboration en duo avec la claveciniste Violaine Cochard. Un second volume consacré à la musique de Bach est par ailleurs en cours de préparation.

Violaine COCHARD, clavecin

Avec Violaine Cochard, le clavecin dévoile, littéralement, tous ses visages. Sa formation se signale par une rigueur évidente : premiers cours dès l’âge de 8 ans auprès de Françoise Marmin à Angers, sa ville natale, études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris avec d’illustres professeurs (Christophe Rousset et Kenneth Gilbert), et perfectionnement auprès de Pierre Hantaï. Elle décroche au CNSM deux Premier prix, en clavecin et basse continue, en 1994. Son Premier prix au prestigieux Concours international de Montréal en 1999 ne surprend, à vrai dire, personne.

Parallèlement, Violaine Cochard entame une carrière très vite intense. Récitaliste accomplie certes, mais aussi chambriste d’exception, elle fonde très jeune l’ensemble Amarillis avec Ophélie et Héloïse Gaillard. Là aussi, la réussite ne tarde guère, et Amarillis rafle les Premiers prix de concours célèbres (York en 1995, Fnapec en 1997 et Sinfonia en 1997 avec rien moins que le grand Gustav Leonhardt comme président de jury). Elle est aussi la partenaire de musiciens éminents, tels que le contre-ténor Gérard Lesne, la gambiste Marianne Müller ou les violonistes Amandine Beyer et Stéphanie-Marie Degand.

Après le clavecin, la voix constitue l’autre passion de Violaine Cochard et elle figure notoirement parmi les chefs de chant les plus sollicités en Europe. Elle se consacre à son amour de l’art vocal en occupant une place centrale dans des ensembles baroques aussi importants que Les Talens Lyriques (Christophe Rousset), Le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm) ou Les Arts florissants (William Christie). Il n’est pas exagéré de dire que cette vocalité naturelle fait le prix de ses interprétations au clavecin : outre la rigueur dans la construction que lui permet sa maîtrise instrumentale, Violaine Cochard fait littéralement chanter son clavier. Ses enregistrements consacrés à Bach, Couperin ou Mozart, pour les labels Ambroisie ou agOgique, en témoignent.

À cette palette sonore classique, Violaine Cochard a ajouté une couleur supplémentaire. Citons par exemple les parfums de l’Europe centrale, grâce à ses collaborations si fructueuses avec le groupe de musiques actuelles Tram des Balkans. Citons surtout la complicité remarquable avec le pianiste de jazz Édouard Ferlet dans un projet consacré à Bach : Violaine Cochard y exprime aussi bien son attachement à la musique du Cantor que son attachement à l’improvisation, pratique qui rejoint, somme toute, cette culture baroque qu’elle maîtrise si bien.

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